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Au pays des examens sanguins aux acronymes barbares, voici la CRP. La CRP pour protéine-C réactive est un des examens sanguins les plus fréquemment prescrits car le dosage de cette protéine révèle l'existence d'une inflammation et donne des pistes sur les investigations à mener pour l'éradiquer.

Quel est exactement son rôle et comment la mesure-t-on ? Réponses dans notre article.

Qu'est ce que la CRP ?

Appelée également protéine C réactive, la CRP est produite par le foie.

Elle a été isolée et identifié dans les années 30 comme le marqueur d'une inflammation dans l'organisme.

Votre médecin peut prescrire cet examen s’il pense que vous présentez une pathologie inflammatoire telle que :

  • certaines arthrites : polyarthrite rhumatoïde ;
  • une maladie auto-immune : lupus ;
  • certaines maladies inflammatoires du tube digestif : maladie de Crohn, maladie cœliaque ;
  • ou pour détecter une éventuelle infection, par exemple en période post opératoire.

Une fois libérées dans le sang, les CRP vont participer de la réponse immunitaire en activant les globules blancs (leucocytes) dans l'organisme et ainsi parfois, contribuer à la destruction des cellules intruses.

La concentration sanguine de la CRP augmente dans les heures qui suivent le début de l'infection ou de l’inflammation et précède souvent la douleur, la fièvre, ou les autres signes cliniques.

Mesure du taux de CRP

La mesure de la CRP est fréquemment demandée notamment pour surveiller l'évolution des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques (maladies en « poussées »).

Les valeurs normales du taux de CRP se situent sous la barre des 6 mg/L de sang.

Importance du contrôle de la CRP

Des valeurs anormalement élevées du taux de CRP peuvent révéler plusieurs pathologies sous-jacentes telles que :

  • des infections bactériennes (péditriques et post-chirurgicales) ;
  • des infections virales chroniques (VIH, hépatites B et C) ;
  • certains cancers ou leucémies (notamment cancer du poumon) ;
  • des pathologies systémiques ou rénales (polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, vascularite, maladie de Horton, maladie de Wegener, lupus érythémateux) ;
  • des pathologies inflammatoires digestives (maladie de Crohn) ;
  • certains traumatismes (post-chirurgie).

La concentration de la CRP peut augmenter excessivement en cas d’inflammation, puis chuter relativement rapidement dès que l'inflammation cesse.

La mesure de cette protéine en fait un paramètre de choix pour le suivi de l’efficacité des traitements.

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