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Un calcul est un amas compact d’une ou plusieurs substances cristallisées, dont l’oxalate de calcium.

Le point sur l'oxalate de calcium dans notre article.

Oxalate de calcium : qu'est-ce que c'est ?

Le terme lithiase urinaire désigne la présence de calcul(s) dans les reins ou dans les voies urinaires, qui engendre des coliques néphrétiques.

« Lithiase » vient du grec lithos, pierre et « calcul » vient du latin calculus, caillou.

Calculs rénaux

La formation de calculs passe par une concentration excessive dans les urines de composés peu solubles. Ces composés précipitent en cristaux qui eux-mêmes s’agrègent en calcul.

Les principaux composants chimiques des calculs sont :

  • l’oxalate de calcium ;
  • le phosphate de calcium ;
  • le phosphate ammoniacomagnésien ;
  • l’acide urique ;
  • et la cystine.

La colique néphrétique traduit une distension aiguë des cavités rénales par accumulation des urines en amont d’un calcul bloqué dans l’uretère.

Quelques chiffres

Les coliques néphrétiques sont une pathologie fréquente, en général bénigne mais potentiellement grave :

  • chaque année, près de 100 000 Français souffrent de coliques néphrétiques.
  • le risque de récidive à 5 ans est estimé à plus de 50 % ;
  • environ 5-10 % des sujets lithiasiques ont une forme sévère avec des récidives multiples et parfois une altération de la fonction rénale ;
  • 3 % des causes d’insuffisance rénale terminale sont secondaires à une forme sévère de lithiase urinaire.

La prise en charge de la lithiase urinaire ne doit donc pas se limiter à l’urgence de la colique néphrétique, il faut rechercher les facteurs favorisants et le retentissement du ou des calculs sur les voies urinaires et le rein.

Oxalate de calcium et coliques néphrétiques

Symptômes

Les symptômes de la colique néphrétique sont typiques de par les caractéristiques de la douleur et les signes associés :

La douleur de colique néphrétique est :

  • extrêmement intense ;
  • paroxystique (par crise), entraînant anxiété et agitation ;
  • unilatérale, à prédominance lombaire ;
  • irradiant vers la région inguinale.

Les signes d’accompagnement sont les suivants :

  • hématurie (sang dans les urines) ;
  • signes vésicaux : pollakyurie (envies d’uriner fréquente) et fausses envies ;
  • signes digestifs : nausées, vomissements et arrêt du transit.

Certains examens sont indispensables au diagnostic et à l’évaluation du retentissement du calcul sur le rein :

  • une radiographie de l’abdomen ;
  • une échographie de l’appareil urinaire : recherche du calcul et d’une dilatation des cavités pyélocalicielles (du rein) ;
  • +/- un scanner spiralé sans injection, plus rarement une urographie intraveineuse (UIV) si la TDM n’est pas disponible ;
  • prise de sang (fonction du rein) et analyse d’urines.

Traitement

Le traitement d’une première crise de colique néphrétique passe par des règles simples :

  • traitement de la douleur : les morphiniques sont parfois requis ;
  • filtrer ses urines afin de récupérer le calcul et de le porter au laboratoire ;
  • maintenir une diurèse (fait d’uriner), à plus de 2L par jour ;
  • échographie rénale de contrôle afin de s’assurer de l’évacuation du calcul ;
  • recherche d’un facteur déclenchant : régime alimentaire, médicaments, infections urinaires à répétition, maladie lithiasique héréditaire...

Lorsque le calcul est trop volumineux pour être éliminé par les voies naturelles, il faut avoir recours à une intervention médico-chirurgicale.

Trois techniques peuvent être envisagées :

  • lithotritie extracorporelle (LEC), ondes de choc permettant la fragmentation du calcul qui sera ensuite éliminé par les voies naturelles : pour les calculs inférieurs à 2 mm de diamètre ;
  • néphrolithotomie percutanée (NLPC), chirurgie sous anesthésie générale avec fragmentation et retrait des calculs par voie lombaire : indiquer pour les calculs de diamètre supérieur à 2 mm ;
  • chirurgie rénale ouverte, plus rarement : si l’on ne peut avoir recours à une technique moins invasive.

La maladie lithiasique rénale nécessite un suivi et une prise en charge spécialisés par un urologue. En effet, les récidives sont relativement fréquentes Une étude a d'ailleurs réussi à montrer que les hommes jeunes avec un IMC élevé avaient plus de probabili­tés de voir ce phénomène se répéter, de même que les personnes dont les calculs se sont formés dans la partie inférieure du rein et dont le diamètre était de 3 à 6 mm.

Ces pros peuvent vous aider