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La lithotritie extracorporelle (LEC) représente l'un des principaux traitements des calculs rénaux lorsqu'ils atteignent une taille importante et qu'ils risquent d'obstruer les voies urinaires. Cette technique non invasive consiste à casser le calcul en provoquant une onde de choc. L'opération a lieu le plus souvent en ambulatoire sous anesthésie locale et ne dure que quelques dizaines de minutes. Si elle est généralement efficace dès la 1re intervention, il faut parfois 1 ou 2 séances supplémentaires pour détruire complètement les cristaux.

Qu'est-ce que la lithotritie extracorporelle ?

Les calculs rénaux : des cristaux indésirables

Les calculs rénaux sont de petits cristaux qui se forment dans les reins. Ils sont majoritairement composés de calcium, mais peuvent parfois contenir d'autres éléments comme l'acide urique par exemple. La cause principale de leur apparition est un déséquilibre hydrique : un apport insuffisant d'eau associé à une alimentation déséquilibrée favorise l'apparition de ces cristaux. Ces derniers migrent alors vers les voies urinaires et peuvent engendrer de très fortes douleurs appelées coliques néphrétiques. Si les cristaux atteignent une taille importante, ils peuvent obstruer les voies urinaires provoquant une anurie, il faut alors intervenir en urgence.

Quels sont les traitements des calculs rénaux ?

Si la majeure partie des calculs s'évacuent naturellement, certains cristaux doivent être traités, surtout s'ils ont une taille importante. Plusieurs méthodes existent, mais la lithotritie extracorporelle reste le traitement de référence. Si elle se révélait inefficace, 2 autres techniques sont envisageables :

  • la néphrotomie percutanée, qui consiste à ponctionner le calcul en pratiquant une légère incision abdominale ;
  • l'urétéroscopie, qui permet de détruire le calcul à l'aide d'un endoscope introduit par les voies naturelles.

Déroulement d'une lithotritie extracorporelle

Comment se passe une lithotritie extracorporelle ?

Le patient est installé sur la table d'opération et on lui administre un léger calmant. La tension, le rythme cardiaque et la saturation en oxygène sont surveillés de près.

Les calculs rénaux sont repérés à l'aide de rayons X, voire d'une échographie, car ils peuvent migrer à tout moment. L'appareil, le lithotriteur, se compose d'un ballon de caoutchouc rempli d'eau permettant de propager les ondes.

Le ballon est posé au contact de la peau du patient, au niveau des calculs et le lithotriteur envoie les ondes. Un bruit sec peut retentir et une légère douleur peut être ressentie. L'anesthésiste peut alors intervenir pour adapter le traitement.

Quelle est la durée d'hospitalisation d'une lithotritie extracorporelle ?

La plupart des lithotrities extracorporelles sont réalisées en ambulatoire : le patient est opéré le matin et peut sortir accompagné après quelques heures de surveillance.

Dans quelques cas plus rares, il peut s'avérer utile d'hospitaliser quelques jours le patient, notamment quand les douleurs sont trop fortes ou que les calculs sont trop nombreux ou trop volumineux.

Enfin l'hospitalisation est nécessaire en cas d'anurie, de fièvre ou de présence trop importante de sang dans les urines (hématurie).

Contre-indications et complications d'une lithotritie extracorporelle

Contre-indications à la lithotritie extracorporelle

Il existe assez peu de contre-indications à la lithotritie extracorporelle. En voici quelques-unes :

  • la présence d'une infection qui doit faire retarder l'opération ; c'est pour cela qu'une analyse d'urine (ECBU) est pratiquée avant ;
  • la prise de médicaments, type aspirine ou fluidifiant sanguin, doit être surveillée ;
  • le port d'un stimulateur cardiaque contre-indique en général cette méthode ;
  • les femmes enceintes ne peuvent généralement pas non plus subir cette intervention.

Complications et risques d'une lithotritie extracorporelle

Les risques sont surtout liés à l'anesthésie ; une consultation pré-opératoire permet de diminuer au maximum la survenue de complications. Parfois, on observe toutefois :

  • la survenue d'un hématome au niveau du rein qui doit être prise en charge rapidement ;
  • de fortes douleurs, type coliques néphrétiques, dues au passage des cristaux dans les voies urinaires ;
  • la présence de sang dans les urines, ce qui est normal car les cristaux peuvent érafler les voies urinaires ;
  • le risque infectieux, qui, comme pour toute opération, existe.

Résultat et suivi de la lithotritie extracorporelle

En bref, et dans 80 % des cas, les séances de lithotritie extracorporelle viennent à bout des calculs. Le patient peut rentrer rapidement chez lui. Les calculs s'évacuent par les voies naturelles en quelques heures. Ce passage est parfois douloureux, le médecin peut donc prescrire des antalgiques pour éviter des douleurs trop fortes.

La récidive est malgré tout fréquente. Il faut donc conseiller au patient des mesures diététiques (diminuer l'apport de sel, d'aliments gras ou sucrés) et un bon apport hydrique pour éviter que de nouveaux calculs ne se forment.

Une étude montre que les hommes jeunes avec un IMC élevé et les personnes dont les calculs se sont formés dans la partie inférieure du rein et dont le diamètre était de 3 à 6 mm présentent davantage de risques de récidives.

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