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Le spasme œsophagien est un trouble de la motricité de l’œsophage. Il désigne des symptômes douloureux ou une gêne lors de la déglutition, liés à une anomalie de la contractilité de l’œsophage. Tout ce qu'il faut savoir sur ces troubles est dans cet article !

Spasme œsophagien : anatomie

L’œsophage est un tube musculaire flexible, aplati entre les déglutitions, d'une longueur de 25 centimètres environ. Il relie la cavité buccale à l'estomac et traverse successivement le cou, le thorax et l'abdomen.

Sa paroi comporte, de l'intérieur vers l'extérieur :

  • une muqueuse qui contient une couche musculaire lisse, dont le contrôle est involontaire ;
  • une musculeuse faite de deux couches de cellules musculaires lisses, une couche circulaire interne et une couche longitudinale externe. Au niveau du haut œsophage, la couche longitudinale externe comprend des fibres musculaires striées, dont la commande est volontaire.

Anatomiquement, l’œsophage comporte plusieurs segments :

  • sphincter supérieur de l’œsophage, dont la contraction tonique empêche les régurgitations dans le pharynx et limite l'entrée d'air lors de la respiration. Il se relâche au moment de la déglutition ce qui permet le passage du bol alimentaire dans l’œsophage ;
  • zone médiane, ou corps de l’œsophage, dont l'activité motrice est régie par les fibres musculaires lisses. Ces muscles créent des ondes péristaltiques qui se déplacent le long de l’œsophage et propulsent ainsi les aliments;
  • sphincter inférieur de l’œsophage, constitué par un épaississement des muscles lisses de la couche circulaire interne. Aidé par les contractions du diaphragme il détermine une zone de haute pression. Cette zone se relâche après la déglutition, mais aussi en cas de distension de l'estomac ou de stimulation du pharynx.

 

Causes du spasme œsophagien

Les causes du spasme œsophagien sont réparties en deux catégories, les contractions non coordonnées et les hypercontractions coordonnées.

Contractions non coordonnées

Lorsque les contractions sont non coordonnées, il existe des ondes de contraction simultanées aux contractions normales, qui interrompent la progression normale des aliments. Ces contractions ne sont pas efficaces ce qui empêche la progression du bol alimentaire.

On le voit dans :

Contractions coordonnées

Parfois, les contractions sont coordonnées mais elles sont trop puissantes, la pression est trop élevée. On le voit dans :

  • le syndrome du péristaltisme douloureux ou œsophage casse-noisette ;
  • l'hypertonie du sphincter inférieur de l’œsophage, qui ne se relâche pas suffisamment. Souvent, ce phénomène est associé au syndrome du péristaltisme douloureux.

Symptômes des spasmes œsophagiens

Le spasme œsophagien se traduit par :

  • une douleur derrière le sternum qui peut évoquer une douleur d'angine de poitrine, on parle de douleur pseudo-angineuse ;
  • une gêne pour avaler (dysphagie), avec sensation de blocage du contenu alimentaire ;
  • nausées voire vomissements ;
  • des régurgitations acides en cas de reflux gastro-œsophagien associé, qui se traduisent par une brûlure derrière le sternum ou pyrosis ;

Spasmes œsophagiens : le diagnostic

Le diagnostic est confirmé par un certain nombre d'examens complémentaires :

  • endoscopie digestive haute : elle consiste à explorer l’œsophage en introduisant une sonde équipée d'une caméra par la bouche ou le nez, sous anesthésie locale ou parfois sous anesthésie générale. Elle permet d'apprécier l'état de la muqueuse et, si besoin, de réaliser des biopsies ;
  • pH-métrie œsophagienne : elle consiste à placer dans l’œsophage une sonde équipée d'électrodes de mesure du pH. Elle permet d'authentifier un reflux gastro-œsophagien ;
  • manométrie œsophagienne : c'est l'étude des pressions régnant dans l’œsophage en introduisant par le nez une sonde équipée de capteurs de pression. Elle permet de mettre en évidence des anomalies de la motricité de l’œsophage ;
  • transit opaque : il consiste à prendre des clichés de l’œsophage et de l'estomac à différents temps, après l'ingestion d'un produit de contraste ; cela permet d'explorer les différents segments de l’œsophage au fur et à mesure qu'ils se remplissent ;
  • scanner de l’œsophage : il analyse les parois de l’œsophage et évalue les rapports avec les organes voisins.

Traitement des spasmes œsophagiens

Le traitement comporte des mesures hygiéno-diététiques :

  • éviction du tabac et de l'alcool ;
  • surélévation de la tête du lit en cas de remontées acides.

Il comporte le traitement de la cause en cas de spasme œsophagien secondaire.

Une prescription médicamenteuse est souvent nécessaire :

  • anti-acides en cas de remontées acides ;
  • médicaments qui possèdent une action relaxante sur la musculature œsophagienne (par exemple : inhibiteurs calciques, trinitrine, antidépresseurs imipraminiques) ;
  • des anxiolytiques sont parfois utiles en cas d'anxiété.

En cas d'échec du traitement médicamenteux, il existe des alternatives endoscopiques et chirurgicales :

  • dilatation du sphincter inférieur de l’œsophage par voie chirurgicale ou endoscopique ;
  • injections de toxine botulique ;
  • traitement chirurgical du reflux.

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