Syndrome atropinique ou anticholinergique

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Quand on consomme une substance en excès, on risque une intoxication. C’est ce qui se passe dans le cas du syndrome atropinique. De quoi s’agit-il exactement, quels sont les symptômes associés et qui concernent-ils le plus ? On vous répond dans notre article.

Le syndrome atropinique : définition

Le syndrome atropinique ou anticholinergique survient lors d’une intoxication par l’atropine et ses dérivés, et notamment par des produits industriels ; par certains médicaments, comme la scopolamine et l’homatropine, mais aussi des antihistaminiques, des neuroleptiques ou par certaines plantes, comme la belladone ou la pomme épineuse (Datura stramonium).

Rappelons pour mieux comprendre que l’atropine est un composé chimique qui est naturellement présent dans certaines plantes.

L'atropine inhibe l’action du système nerveux parasympathique (qui est responsable des fonctions automatiques de l’organisme) et celle de son principal représentant l’acétylcholine.

D’ailleurs l’atropine est la substance la plus représentative des médicaments anticholinergiques, c’est-à-dire ayant une action inhibitrice que l’acétylcholine.

Elle est utilisée en médecine pour ses effets sur l’accélération du rythme cardiaque. Les ophtalmologues l’utilisent sous la forme de collyres pour son effet dilatateur de la pupille.

Les symptômes du syndrome atropinique

Les signes cliniques associés au syndrome atropinique sont nombreux. Ils peuvent être périphériques ou bien centraux.

Parmi les troubles périphériques, citons pêle-mêle :

  • une sècheresse de la peau et des muqueuses, avec notamment la bouche sèche : une diminution de la sécrétion lacrymale (le liquide salé qui s’écoule de l’œil) ;
  • des nausées et une constipation ;
  • des difficultés à uriner (quand les urines ne parviennent plus à être évacuées de l’organisme, on parle de rétention urinaire) ;
  • une mydriase, soit une augmentation du diamètre de la pupille de l’œil ;
  • des troubles de l’accommodation, c’est-à-dire des difficultés à voir de manière nette ;
  • une élévation de la pression intra-oculaire ;

Parmi les signes centraux, on note :

  • une irritabilité ;
  • des altérations de la vue, que l’on appelle des hallucinations visuelles ;
  • une excitation ;
  • une confusion mentale ;
  • des troubles mnésiques, c’est-à-dire des troubles de la mémoire ;
  • une désorientation et parfois même, dans les pires cas, un coma.

Le syndrome atropinique : les personnes à risques

Certaines personnes sont plus à risques de voir survenir un syndrome atropinique et notamment les patients âgés, qui sont plus sensibles aux effets centraux du syndrome et les patients ayant une prédisposition à la rétention urinaire, aux troubles intestinaux ou encore au reflux gastro-oesophagien sont susceptibles de voir leurs troubles s’aggraver.