Cancer du côlon et du rectum

Écrit par les experts Ooreka

On découvre chaque année en France 33 000 nouveaux cancers du côlon ou du rectum, ce qui en fait le cancer digestif le plus fréquent.

Sa fréquence augmente sensiblement à partir de 45 ans et atteint un pic vers 70 ans avant de décroître légèrement. Il affecte à égalité l'homme et la femme.

Causes du cancer du côlon et du rectum

Dans 75 % des cas, le cancer est clairement dû à la dégénérescence d'une tumeur longtemps bénigne, le polype du côlon ou du rectum.

Dans 5 % des cas, il existe un facteur génétique familial, avec ou sans polypose rectocolique préalable. La polypose rectocolique familiale dégénère en cancer dans tous les cas avant 40 ans.

Les autres facteurs de risque identifiés sont

  • la rectocolite hémorragique,
  • un apport calorique élevé et un excès de poids,
  • un autre cancer (sein, utérus, ovaire).

Le rôle de l'alimentation comme facteur de risque ou de prévention est discuté :

  • les excès de viandes grasses, de graisses animales et de féculents sont globalement suspectés, mais sans preuve formelle ;
  • les substances produites par les grillades à feu vif ou direct sont cancérigènes, mais on ignore si les doses absorbées sont suffisantes pour provoquer un cancer chez l'homme ;
  • les fibres végétales des fruits, des légumes (choux, brocolis) et des céréales complètes semblent protectrices dans diverses études et sans aucun effet dans d'autres ; mais il est certain qu'elles n'ont jamais d'effet négatif.

Par ailleurs, l'ablation de l'appendice (appendicectomie) pratiquée en l'absence d'appendicite (intervention réalisée pour prévenir la survenue d'une rectocolite hémorragique, ou RCH) multiplie par 17 le risque de survenue d'un cancer du côlon chez les personnes souffrant de RCH. Attention donc à l'appendicectomie prophylactique qui priverait le côlon d'une partie de ses défenses anti-inflammatoires et favoriserait un processus de cancérisation.

Symptômes du cancer du côlon et du rectum

Le cancer du côlon et du rectum peut évoluer plusieurs années sans se manifester.

Les premiers signes d'alarme sont peu typiques :

  • douleur abdominale intermittente,
  • ballonnement, flatulences par périodes,
  • alternance de diarrhée et de constipation,
  • fatigue, perte d'appétit et de poids,
  • petite fièvre le soir,
  • pâleur due à l'anémie.

Le signe le plus alarmant est :

  • la présence de sang rouge ou noir dans les selles, parfois en petite quantité à la surface des matières fécales,
  • un petit écoulement de selles après la défécation.

Un cancer du côlon ou du rectum évolué se révèle parfois directement par une occlusion intestinale.

Évolution et examens

Évolution

En absence de traitement, le cancer envahit le péritoine, l'intestin grêle, la vessie, les ganglions lymphatiques puis des organes à distance (foie, poumons, cerveau) et la survie ne dépasse par 1 à 2 ans.

Globalement, le taux de guérison des cancers du côlon et du rectum est d'environ 50 %

Plus le cancer est dépisté et traité tôt, plus le taux de guérison est élevé.

La destruction d'un polype en voie de cancérisation assure une guérison définitive, mais elle impose une surveillance régulière par coloscopie pour détecter une récidive éventuelle.

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Examens

L'examen des selles confirme la présence, parfois microscopique, de sang.

L'examen de référence est la coloscopie qui montre directement la tumeur et d'en prélever un fragment.

Le scanner abdominal n'est utile qu'en préparation de l'intervention chirurgicale, à la recherche de ganglions ou de l'extension du cancer.

Traitement du cancer du rectum ou du côlon

Dans la grande majorité des cas, le premier traitement du cancer du côlon et du rectum est l'ablation de la tumeur et de la portion du côlon (droit, transverse ou gauche) ou du rectum où elle se situe.

Chaque fois que possible, la continuité du côlon est rétablie immédiatement par le chirurgien.

  • Si ce n'est pas possible, un anus artificiel est réalisé, qui permet d'évacuer les selles dans une poche posée sur la peau.
  • La continuité de l'intestin est rétablie lors d'une deuxième intervention.

Si l'ablation d'une tumeur trop étendue aux tissus voisins est impossible, un anus artificiel ou une dérivation interne du côlon contournant la tumeur assure un minimum de confort au malade.

Une chimiothérapie complète parfois le traitement.

Un régime sans résidus est instauré avant l'intervention. Il exclut tous les fruits et légumes ainsi que les céréales complètes. Ce régime est poursuivi quelques semaines ou quelques mois après l'intervention et en cas d'anus artificiel.

Dépistage du cancer du côlon et du rectum

Le dépistage de ce cancer repose sur :

  • la surveillance précoce par coloscopie dans les familles à risque (polypose familiale),
  • une coloscopie systématique devant des troubles du côlon dès 45 ans,
  • la destruction des polypes sous coloscopie,
  • la recherche de sang dans les selles par un test de type Hemoccult proposé gratuitement par les caisses d'Assurance-Maladie.

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