Sommaire

Une intoxication alimentaire ou toxi-infection est l'ensemble des troubles provoqués par l'absorption d'aliments souillés par un germe agressif pour l'homme ou par ses toxines. L'absorption accidentelle d'aliments naturellement toxiques, comme les champignons vénéneux, des baies ou des plantes toxiques n'est pas considérée comme une intoxication alimentaire par comme un empoisonnement.

Causes d'intoxication alimentaire

La toxi-infection alimentaire est due à l'ingestion d'aliments contaminés par une bactérie ou par des toxines bactériennes. Les toxi-infections alimentaires sont souvent collectives, touchant tous les membres d'une même famille, les convives d'un même repas de fête ou les consommateurs du même restaurant scolaire ou professionnel.

Les aliments le plus souvent responsables sont

  • les œufs et les préparations à base d'œufs comme les crèmes pâtissières, les glaces ou les sauces,
  • les laitages crus ou mal cuits, notamment des fromages,
  • la charcuterie,
  • les coquillages,
  • les végétaux mangés crus.

Les germes le plus souvent retrouvés sont :

  • les salmonelles ou plus rarement les shigelles, responsables de troubles type typhoïde ou paratyphoïde ;
  • les norovirus qui représentent la cause la plus courante de gastro-entérite et de diarrhée dans les pays développés (les huîtres constituent un réservoir secondaire important de ce virus) ;
  • les staphylocoques dorés, parfois redoutables ;
  • les escherichia coli (E coli ou colibacilles) ; les souches O014.H4 - repérées notamment en juin 2011 sur plus de 4 000 personnes ayant consommé des graines germées de soja - et O107.H7 étant particulièrement agressives ;
  • plus rarement campylobacter, clostridium perfringens et yersinia.

Certains aliments contiennent des toxines, comme la mytilosine qui s'accumule dans les moules ou des toxines de plancton dans les huîtres sous certaines conditions climatiques. La toxine la plus dangereuse est la botuline libérée dans des conserves ou des charcuteries familiales mal stérilisées.

Consulter la fiche pratique Ooreka

Signes d'intoxication alimentaire

Par rapport au repas contaminant, les troubles surviennent soit rapidement (1 à 2 heures pour le staphylocoque doré) soit après un temps de développement bactérien (6 à 18 heures pour les salmonelles ou les E coli). On observe surtout :

  • une diarrhée,
  • des nausées et vomissements,
  • une douleur abdominale,
  • parfois de la fièvre,
  • une grande fatigue, une déshydratation, une chute de tension, des troubles de la conscience si la situation perdure,
  • des troubles de la vision (vision double, pupilles dilatées) en cas de botulisme, des troubles neurologiques avec d'autres toxines.

Évolution d'une intoxication alimentaire

Elle est très variable selon le germe ou la toxine en cause. Par exemple

  • guérison presque systématique avec les salmonelles et les shigelles, spontanée ou après traitement,
  • guérison rapide ou évolution fatale avec les staphylocoques dorés,
  • évolution fatale en cas de botulisme.

Plus le sujet est fragile (nourrisson, personne âgée, porteur d'une maladie chronique), plus la déshydratation et les conséquences de la toxi-infection sont inquiétantes.

Prévention de l'intoxication

La prévention des toxi-infections alimentaires repose sur le respect

  • du contrôle des produits alimentaires, du lieu de production (tests systématiques sur les œufs ou les coquillages par exemple) jusqu'au lieu de vente avec interdiction de distribuer ou de ramasser et de consommer des aliments suspects ;
  • le rejet systématique de tout aliment qui présente des signes d'altération ou de toute conserve suspecte (boîte bombée, mauvaise odeur) ;
  • de la chaîne du froid pour le transport et la conservation des produits, pour la distribution comme dans la famille ;
  • des règles d'hygiène dans la conservation des aliments et la préparation des repas, à la maison comme dans la restauration collective ou commerciale ;
  • d'une grande prudence dans l'utilisation des restes ;
  • du strict respect des durées et des températures pour les conserves et charcuteries familiales (plus moderne et hygiénique, la congélation ne présente aucun risque).

Qui consulter ?

En présence de signes digestifs limités, consultez votre médecin traitant. Dès que des signes neurologiques, visuels ou généraux accompagnent les signes digestifs, appelez votre médecin traitant, le médecin de garde ou les secours médicalisés quand plusieurs personnes présentent les mêmes signes. L'hospitalisation est alors la règle.

Le traitement d'une toxi-infection légère peut se limiter à une brève diète, ou comporter des antibiotiques, une réhydratation, des anti-émétiques contre la nausée, des anti-sécrétoires contre la diarrhée.

Aussi dans la rubrique :

Maladies de l'appareil digestif

Sommaire

Troubles et maladies du système digestif

Syndrome de Costen Dissoudre des calculs biliaires Lavage d'estomac Angiome du foie Maladie de Hirschsprung Diverticule de Meckel Intolérance au lactose Colopathes Kyste hydatique Atrésie de l'œsophage Fissure anale Intolérance au gluten Typhoïde Traiter un ténia ou ver solitaire Encéphalopathie hépatique Ventre qui gargouille : le syndrome de l'intestin irritable Helicobacter pylori traitement naturel Ankylostomiase Atrophie villositaire Spasme œsophagien Hépatomégalie Cirrhose du foie Comment soigner l'escherichia coli Maladie de Caroli Appendicite Clostridium Malabsorption du fer Mâchoire qui craque Syndrome de Budd Chiari Varices oesophagiennes Syndrome dysentérique Cholécystite Gastrite chronique Giardiase Maladie coeliaque Cytolyse hépatique Dysenterie Colite ischémique Cysticercose Pancréatite aiguë Prolapsus rectal Gastrite nerveuse Bilharziose Atrésie Maladie de Crohn Amibiase Soigner une gastrite Fistule digestive : savoir la reconnaître et bien réagir Sécheresse de la bouche Syndrome de Barrett Colon irritable homéopathie Occlusion intestinale Rectocolite hémorragique Parasites intestinaux Enterococcus faecalis Soigner les ulcères gastriques Syndrome hépato-rénal Soigner une hernie hiatale naturellement Traitement du Clostridium difficile Choléra Rectite Hernie ombilicale Gastrite Insuffisance hépatique Hernie hiatale Réclamation si votre enfant est victime d'une intoxication alimentaire à la cantine Anti-acide Stase stercorale Ascaris Calcul biliaire traitement naturel Maladie de Whipple Éviter les remontées acides après un repas Ulcère duodénal Reflux gastro-oesophagien Diverticule de l’oesophage Maladie de Chagas Hépatite toxique Comment soigner une colopathie naturellement Fistule anale Régime FODMAP Syndrome de l’intestin irritable Traiter l'helicobacter pylori Adénolymphite mésentérique Côlon irritable Colite spasmodique Hépatite auto-immune Escherichia coli Angiocholite Syndrome de Sadam Hernie de la ligne blanche Anomalies de l’œsophage Intoxication alimentaire Soigner une salmonellose Cirrhose biliaire primitive Hypertension portale Invagination Lithiase salivaire Blanc de l'œil jaune Glossodynie Traiter une colopathie fonctionnelle Colite Traiter le reflux gastro- œsophagien Dysenterie tropicale Lutter contre les reflux gastro-œsophagiens Que faire en cas d’intoxication alimentaire ? Péritonite Hernie de Bochdalek Dyspepsie Maladie de Gilbert Parasitoses digestives Hernie diaphragmatique Hernie inguinale et crurale Bézoard MICI Éventration abdominale Syndrome d'Ogilvie Vermifuge humain Stéatose hépatique Hépatite virale Traitement de l'intestin irritable Ulcère gastrique Soigner les vers intestinaux Abcès anal 6 réflexes pour éviter une intoxication alimentaire Intolérance au glucose Traiter les oxyures Oesophagite Calculs biliaires Achalasie Cholangite Infarctus mésentérique Syndrome de Mallory Weiss Estomac irrité ? Arrêtez de fumer ! Diverticule colique